Sécurité – Parachute intégral

Il n’aura échappé à personne que le SD-1 peut être équipé d’un parachute intégral qui donne une (bonne) chance de s’en tirer dans tous les cas ou la prudence et la qualité du pilotage ne peuvent plus rien.

La proposition GRS (Galaxy Rescue System) de Igor Spacek comportait deux volets: le 4/225 pour les machines légères (motorisées Hirth F33 ou B&S) avec possibilité d’installer le parachute à la cloison pare-feu, et le 4/270 pour tous ceux qui veulent profiter du MTOW de 240 kg.

Il faut expliquer que le 4 indique une vitesse maximum d’ouverture de 240 km/h – adaptée au SD-1 et à sa Vne de 210 km/h, et que le deuxième chiffre indique la capacité de charge admissible, c’est à dire que le 4/225 oblige ceux qui le choisissent à se limiter à un MTOW de 225 kg (vive les pilotes très légers, n’est-ce pas Mr Tinka…); par contre le 4/270 est surdimensionné, 30 kg au dessus du MTOW.

Sous l’impulsion de Igor Spacek, GRS a étudié un modèle 4/240 parfaitement adapté au SD-1. Il est à la fois plus léger et moins cher; en effet le parachute en lui-même, avec ses accessoires pèse 6,5 kg contre près de 9 kg précédemment, et coûte moins qu’un transpondeur (je sais, ça n’a pas la même utilité…)

Le 4/240 peut être livré au choix, pour le même prix, avec des suspentes acier ou Dyneema (UHMWPE). Ce dernier est plus facile à mettre en place (plus souple) et plus léger (environ 800 g) mais les câbles Dyneema devront être remplacés à chaque révision (6 ans) du parachute.

Le SD-1, malgré sa faible masse, est prévu d’origine pour embarquer un parachute intégral qui peut vous sauver la vie. Tous les ULM n’offrent pas cette possibilité. Bien entendu, chacun reste libre de ses choix et décisions; je vous recommande quand même de voir (ou revoir) la page parachute de la FFPLUM.

De toute façon la prudence reste de mise:

Le parachute peut vous sauver la vie.

Le parachute ne peut pas vous protéger contre vous-même!

Volez prudemment!

7 réflexions au sujet de « Sécurité – Parachute intégral »

  1. Bonjour Bruno,

    merci pour cette explication très intéressante !
    Au vu du coup de ce parachute et son entretien (30 ans avec un cycle de re-conditionnement tout les 6 ans), le tout remit en coût mensuel, cela ne fait pas chère pour une assurance vie…
    De plus son poids mérite que le pilote fasse lui même un petit régime de 5 kilos afin de remettre les balances à l’équilibre.

    Après chacun voit midi à sa porte.

    Bons collages et bons vols à tous.

    @ Plus

  2. Je n’ai porté de parachur qu’en voltige et en planeur. Pour ces deux activités les risques sont connus et réels.
    En doter un ULM est un paradoxe. Cette machine est justement conçue pour décrocher à faible vitesse et permettre un atterrisage dans de bonnes conditions. Restent les collisions et les ruptures en vol.

    Le parachute risque de donner une fausse impression de sûreté. Rien ne remplace la prudence et l’entraînement.

    Cela dit chacun fait comme il l’entend.

  3. Non, doter un ULM d’un parachute n’est pas un paradoxe!
    Paradoxe: proposition contraire à la logique, au sens commun.

    Daniel le dit lui-même: « Restent les collisions et les ruptures en vol », sans parler des erreurs humaines.
    Nous avons tous connus des accidents d’ULM ou les pilotes/passagers auraient bien voulu…

    Le parachute peut vous sauver la vie.

    Evidemment le parachute ne doit pas être un alibi pour prendre des risques…

    Le parachute ne peut pas vous protéger contre vous-même!

    Le parachute n’a jamais voulu remplacer la formation, l’entrainement et la prudence.

    Volez prudemment!

    Bien entendu, chacun reste libre de ses choix et de ses décisions.

  4. Bonjour à tous. C’est fait j’ai commandé « mon » SD1. Ce sera un train classique avec moteur Verner… et parachute. Oui, bien sûr encombrant et coûteux, mais pas possible d’expliquer à ma femme et mes enfants que je fais cette économie, et le risque de choc en vol ou de blocage de commande existe quand même.

    Pour l’anecdote, j’en ai parlé au chef pilote du club qui considère qu’en cas de simple panne en vol, on a tout intérêt à chercher à se poser proprement plutôt que de tirer sur le parachute.

    Je pense que ça va décoiffer! Je ne le construirai pas moi-même car je ne veux pas attendre ni prendre le risque de longs réglages. Comprenez que c’est sans doute mon dernier appareil avec mes 62 ans.

    Je ne vous cache pas mon enthousiasme…

    • Bonjour Michel,

      bienvenue au club!
      Et bravo pour votre prudence…

      En cas de panne moteur « simple », bien sûr d’abord penser à poser proprement; mais cela dépend aussi de ce qu’il y a en dessous: en cas de forêt, de cailloux, de vignes…

      La sécurité commence avant le parachute, bien sûr; mais le parachute donne presque toujours une chance supplémentaire.

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